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Réforme des retraites

La loi Fillon de 2003 a échoué. Elle n’a rien réglé sur le plan social et n’a pas évité le déséquilibre financier, puisque le premier déficit date de 2004 pour atteindre près de cinq milliards d’euros en 2007. Aujourd’hui, le pouvoir d’achat des retraites devient la question centrale : six millions de personnes âgées vivent avec des pensions largement inférieures au SMIC, un million de personnes retraitées connaissent la pauvreté et plus de six cent mille relèvent du minimum vieillesse. Il n’est pas acceptable de maintenir durablement des millions d’hommes et de femmes de plus de soixante ans au terme de leur activité professionnelle sous le niveau du SMIC ou pire, sous le seuil de pauvreté (et cela implique également la revalorisation des pensions de réversion).

La baisse du taux de remplacement, liée notamment à la précarité salariale, entraîne un risque de fragilisation des mécanismes solidaires de retraite.
Pour vous faire part plus précisément de mes intentions sur ce sujet essentiel, je dois vous rappeler les nombreuses propositions que mes collègues du Groupe Socialiste et moi-même soutenons au Parlement.

Ainsi, dans un premier temps, il nous semble important de réabonder de façon régulière le fond de réserve, créé par la gauche en 1999, et laissé de côté depuis 2002.
Il nous faut également relancer le taux d’activité des seniors (50-60ans) et des jeunes de moins de 30 ans. Un point supplémentaire de masse salariale globale correspond à 2 milliards de recettes supplémentaires pour le régime général.
Au-delà des préconisations de la Cour des comptes sur les stocks options, nous pensons aussi qu’une sollicitation plus marquée des revenus financiers et des niches fiscales est nécessaire.
Quant à l’enveloppe de 25 milliards annuels d’exonérations ou d’allégement de cotisations sociales, un réexamen approfondi est indispensable.
Nous ne pouvons pas non plus écarter la perspective d’une augmentation des cotisations patronales. Les employeurs ont connu une stagnation de leur niveau de cotisations depuis 30 ans.

L’allongement de la durée de cotisation voulue par le gouvernement et le MEDEF, n’est pas une solution. Celle-ci aggravera la baisse du taux de remplacement pour celles et ceux qui rencontreront des difficultés pour accéder à la retraite à taux plein, avec les 41 annuités exigées.
En effet, il semble contradictoire de tenter d’allonger la durée de cotisation au moment où la pleine activité professionnelle débute de plus en plus entre 25 et 30 ans, pour subir les premières menaces directes à l’âge de 50 ans. Par ailleurs, elle ne prend pas en compte les questions de pénibilité, et de disparités d’espérance de vie.

Au final, il existe une large panoplie de moyens à mobiliser permettant de respecter pleinement l’équité et la solidarité entre les générations.

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Rôle du chef de l’État dans l’élaboration du traité simplifié

Jean-Louis Bianco explique son point de vue sur le rôle du chef de l’État dans l’élaboration du traité simplifié.

Si Nicolas Sarkozy a joué son rôle de président de la République française lors de la négociation du traité de Lisbonne, il a soumis le couple franco-allemand à rude épreuve par sa manière de se mettre en scène. Lire la suite →

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Question écrite sur l’importance d’agir en faveur des langues régionales.

M. Jean-Louis Bianco attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’importance d’agir en faveur des langues régionales. En particulier, les enseignants de langue occitane s’interrogent sur l’absence des langues régionales dans le «socle commun», et sur le fait que seules les langues étrangères apparaissent dans le BOEN du 12 avril 2007, fixant les horaires et les programmes pour le premier degré. Lire la suite →

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La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)

Jean-Louis Bianco a été interpellé sur la position de Coordination SUD pour la mise en place d’une politique de coopération ambitieuse.

La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) en cours est l’occasion de remettre à plat les objectifs et les instruments de l’aide française. Lire la suite →

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Pensions de réversion et Retraites

Jean-Louis Bianco répond aux deux dernières fiches argumentaires de la Confédération Française des Retraités concernant les propositions sur les pensions de réversion et les retraites. Lire la suite →

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Révision générale des politiques publiques : Jean-Louis Bianco répond aux syndicats

Le gouvernement a annoncé en juin 2007 le lancement d’une révision générale des politiques publiques (RGPP). La deuxième réunion du Conseil de modernisation des politiques publiques le 4 avril dernier a débouché sur l’annonce d’une série de mesures qui doivent se traduire par quelque 7 milliards d’euros d’économies d’ici 2011, comportant notamment le non-remplacement d’un fonctionnaire de l’État sur deux partant à la retraite entre 2009 et 2011. Lire la suite →

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Invité politique de La Matinale sur Canal+

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La « charte » du PS

La « charte » du PS n’avait pas changé depuis vingt-huit ans.

La nature du socialisme est « d’aller vers l’idéal et de comprendre le réel ». A moins de sept mois de son congrès, le PS s’inspire de Jaurès pour sa nouvelle « charte » ou projet de « déclaration de principes » qui marque aussi son attachement au réformisme, à la démocratie et à l’économie de marché, à condition qu’elle soit « social et écologique ».

Témoignage de Jean-Louis Bianco
Ce proche de Ségolène Royal est satisfait de l’accord trouvé sur ce texte qui met le PS « sur le bon chemin ».
Que signifie, en clair, être socialiste ?
Etre socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est, c’est combattre toutes les inégalités. Il ne s’agit pas de s’accommoder de la société mais de réellement aspirer à la changer.
Le PS reprend Jaurès : « aller vers l’idéal et comprendre le réel », encore de l’incantation ?
Cet extrait peut paraître un peu abscons. Il signifie, néanmoins, qu’il faut avoir les pieds dans la glaise et regarder vers les étoiles, tout en laissant de côté le dogme et l’incantation qui ont été trop présents durant tant d’années au PS. Il faut aller vers plus de réel, prendre le monde tel qu’il est et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit.
L’écologie est la nouvelle priorité, surfez-vous sur un effet de mode ?
Nous avons opéré un tournant écologique, préconisé à la présidentielle par Ségolène Royal, et nous l’avons montré en étant à la pointe du combat politique sur les OGM. Cette nouveauté de la pensée socialiste est une réelle prise de conscience.
La révolution n’est plus à l’ordre du jour. Cède-t-elle la place pour autant à la social-démocratie ?
C’est la première fois qu’on rompt avec les idéaux révolutionnaires bien que nous demeurions révoltés. Il s’agit d’une rupture. Il était plus que temps que nous nous mettions à jour. Il fallait que le discours national soit en phase avec notre action de tous les jours sur le terrain. Effectivement, cette déclaration de principes à de fortes tendances social-démocrates. Je me réjouis qu’on ait pu trouver un large accord, c’est une avancée sur les idées qui va dans le bon sens et qui met le PS sur le bon chemin.

Propos recueilli par Marjory Chouraqui
La Provence du 22 avril 2008

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Interview j’ai pas le temps

Pour la 11ème “interview j’ai pas le temps”, BIRENBAUM pour le post.fr a rencontré Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de Ségolène Royal lors de la présidentielle. Au menu: rénovation du PS, “choc des titans Royal-Delanoë”, différence entre Nicolas Sarkozy et François Mitterrand…


ITW Jean-Louis Bianco - Birenbaum
envoyé par LePostfr
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Travailleurs sans papiers : Un examen au cas par cas est arbitraire

Interview accordée au Parisien sur la régularisation des travailleurs sans papiers.

Pourquoi demandez-vous la régularisation des travailleurs de la restauration ?

Jean-Louis Bianco. Parce que j’ai été saisi du cas de salariés qui sont là depuis cinq ans ou même dix ans, et qui donnent satisfaction à leurs employeurs. Or, j’ai été très choqué d’apprendre que ceux qui ont tenté d’obtenir une régularisation en présentant à l’appui leur contrat de travail (souvent un CDI), un bail ou parfois même le titre de propriété de leur logement, et qui payent des impôts ont, pour certains d’entre eux, frôlé l’expulsion.

retrouvez l’intégralité de l’interview sur le site du Parisien