Ségolène Royal vient de prendre une position courageuse sur le traité simplifié.
Oui, il n’est pas parfait.
Oui, il y a trop de dérogations.
Mais il promet de désembourber l’Europe sur le plan institutionnel. C’est vrai qu’il serait logique de consulter à nouveau le peuple français, à partir du moment où il a refusé le précédent traité. Mais ne faisons pas de la procédure d’adoption une question de principe.
Regardons en avant, l’essentiel reste à faire : l’Europe des projets concrets, c’est à dire l’Europe par la preuve, dans les domaines de l’environnement, de l’énergie, des transports, de la recherche … Et surtout travaillons d’arrache-pied, avec toutes les forces de progrès en Europe, à un traité social, qui permette de réorienter l’Europe, de préserver et de développer les services publics, de construire ensemble les protections nécessaires contre une logique financière et ultra libérale qui conduit le monde à une tragique impasse.
Communiqué de Jean-Louis Bianco
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.
Commentaires
Je demande une ratification par referendum, car c’est l’engagement que nous avons pris durant la campagne présidentielle.
Si Ségolène Royal avait été élue, elle aurait négocié un autre traité, qu’elle aurait soumis au referendum.
Par contre, sur le texte lui-même, je me prononcerai pour :
• La 3ème partie, qui avait été vivement critiquée par les partisans du Non est supprimée
• La « concurrence libre et non faussée » n’est plus un objectif mais un moyen
• Il y a une base juridique pour prendre une directive européenne sur les services publics
• la charte des droits fondamentaux a enfin une force contraignante pour tous les pays sauf le Royaume Uni
En fait, ce mini-traité est surtout un règlement intérieur du fonctionnement des institutions européennes. Par exemple, il n’y aura plus de présidence tournante tous les 6 mois et on pourra décider à la majorité (et non plus à l’unanimité) de la coopération judiciaire et policière, ce qui permettra de mieux lutter contre le crime organisé.
Le vrai combat à mener porte sur une réorientation de l’Europe : un traité social, une directive sur les services publics, une Europe de l’énergie, de l’environnement, de la recherche, une Europe plus protectrice par rapport aux conséquences néfastes de la mondialisation.
Voilà ce qui doit nous mobiliser dans les mois à venir
Jean-Louis Bianco
Monsieur le Député,
vous allez prochainement vous prononcez, dans le cadre du Congrès du Parlement Français, sur la ratification du traité modificatif européen de Lisbonne. Vous pouvez observer que son contenu est sensiblement identique à celui du traité établissant une Constitution pour l’Europe.
En tant que représentant élu du Peuple Français, votre devoir est de respecter et défendre le résultat du référendum du 29 mai 2005 en votant NON au projet de loi constitutionnelle relatif au nouveau traité européen.
Votre mission est d’obtenir du président de la République l’organisation d’une consultation référendaire, car dans une démocratie moderne comme la France, la volonté populaire est infrangible.
Une ratification parlementaire du traité de Lisbonne constituerait un vrai passage en force, pour ne pas dire un véritable coup d’État ! Car cela reviendrait, malgré son refus explicite mais en son nom, à imposer au Peuple Français un texte qui remet en cause son droit inaliénable et imprescriptible à disposer de lui-même. Les complices d’un tel déni de démocratie porteraient une lourde responsabilité devant l’Histoire.
La construction de l’Union Européenne concerne directement ses peuples. Elle doit se faire nécessairement avec eux et surtout pas contre eux !
Sachant votre compréhension et comptant sur votre loyauté envers la souveraineté populaire, j’espère votre mobilisation en faveur d’un référendum sur le traité de Lisbonne, veuillez recevoir, M. Jean-Louis BIANCO, l’expression de ma confiance.
M. Damien AUGER
Citoyen