Analyse de Jean-Louis Bianco, vice-président du groupe d’études sur le Tibet à l’Assemblée nationale .
Ce qui se passe en ce moment au Tibet, est le résultat du refus de dialogue de la Chine, depuis bientôt 20 ans.
Le Dalaï Lama, qui est à la fois maintenant une autorité morale et politique, demande aux chinois un dialogue, non pas sur l’indépendance mais sur l’autonomie et le respect des traditions Tibétaines.
Les Chinois, pour parler familièrement, le mènent en bateau. De temps en temps, il y a des rendez-vous entre les émissaires du DalaÏ Lama et les chinois mais depuis 20 ans, on n’avance pas d’un millimètre. Ce qui fait que le désespoir monte, chez les jeunes qui n’approuvent pas cette ligne pacifique du Dalaï Lama, chez les moines qui sont opprimés et puis il y a aussi une domination économique. Les Hans, ethnie chinoise dominante, sont maintenant majoritaires au Tibet : Les enfants tibétains, ne peuvent plus apprendre le tibétain et le développement économique que la Chine apporte, profite surtout aux Hans et en plus s’accompagne du saccage de vieux bâtiments et de l’environnement
Faut-il selon vous boycotter les jeux olympiques
Non, je ne le pense pas parce que c’est une fête du sport, une fête de la jeunesse mais je pense que l’occident et en particulier l’Europe et la France devrait être beaucoup plus fermes à l’égard des dirigeants chinois, en particulier sur la question Tibétaine.
Cela ne me parait pas, quand même, inconcevable de demander des négociations sur l’autonomie et la préservation de la culture.
Avec les membres du Groupe d’Etudes de l’Assemblée nationale sur le Tibet, nous irons, mardi, avec nos écharpes tricolores, protester devant l’Ambassade de Chine à Paris contre la répression qui frappe le peuple tibétain.
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