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Suppression ou non des sous-préfectures

Un arrêté du ministère de l’intérieur en date du 20 mai, dresse une liste de 115 sous-préfectures (sur 245) pour lesquelles le sous-préfet est susceptible d’être remplacé, dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (qui semble de plus en plus synonyme de « destruction » et non de « simplication » ou d’ »efficacité »), par un conseiller d’administration. Le texte était passé inaperçu jusqu’à ce que le syndicat Force ouvrière-Préfecture alerte les médias…

Pour notre département, ce sont les trois sous-préfectures qui y figurent, : Forcalquier, Castellane et Barcelonnette.
Si, pour le moment, Barcelonnette et Forcalquier ont toutes les deux un sous-préfet, ce n’est pas le cas de Castellane. Le poste étant vacant depuis le début du mois, le sous-préfet de Forcalquier, y assure l’intérim. Le bureau de l’Association des maires a voté à l’unanimité une motion, adressée à la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie et à la préfète Béatrice Abollivier, qui réclame le maintien d’une sous-préfecture à Castellane ainsi que la nomination d’un sous-préfet et non pas d’un conseiller d’administration.

Encore un mauvais coup pour notre département, après la suppression du CIECM à Barcelonnette.

Une première nomination a eu lieu le 21 avril dernier à Montdidier, dans la Somme : il s’agit de Philippe Fournier-Montgieux. Selon lui, son rôle « est le même que celui d’un sous-préfet ». À ceci près que « la rémunération est moindre », que « le logement et le véhicule de fonction sont supprimés, ainsi que l’uniforme », qu’il n’est « plus d’astreinte les week-ends ».

Comme rappelé par Le Monde, le syndicat Force ouvrière-Préfecture fait aussi état de l’existence d’une instruction « ultra-confidentielle », rédigée en mai et qui fixe un calendrier pour la disparition des sous-préfectures et la fusion des arrondissements. En outre, toujours selon FO, le ministère de l’intérieur aurait diffusé, jeudi 11 septembre, une instruction aux préfets pour leur donner des « éléments de langage » leur « permettant d’intervenir auprès de la presse » sur ce sujet très sensible en province.

Pour nombre d’élus locaux, le sous-préfet est dans des zones rurales le garant de la neutralité de l’État, et d’une aide précieuse pour les maires ruraux qui n’ont pas toujours la connaissance technique et juridique pour assumer leur fonction.

=> Les incertitudes autour de cette réorganisation confirment que tout est fait en catimini et qu’aucune concertation n’est menée avec les élus locaux.

Comme le proposent certains élus (notamment Philippe Martin), un débat sur la présence de l’État sur le territoire semble nécessaire. Pour que tout le service public soit mis à plat, de la poste à la gare en passant par les tribunaux et les gendarmes.

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Commentaires

La casse de nos services publics de proximité m’insupporte et m’horrifie. Nous avions sans doute besoin d’une réforme mais pas dans ces conditions.Nous sommes en train de mettre par terre l’ensemble de notre administration et ses fonctionnaires qui, quoi qu’on en dise, assuraient leurs missions avec compétence et impartialité. Les plus grandes monstruosités demeurent tout de même le démantèlement de notre service de santé et de l’éducation. Comment après celà peut-on continuer à nous parler de cohésion sociale.
En ce qui concerne la carte des sous-préfectures, nous ne sommes pas encore concernés dans l’Allier mais jusqu’à quand!Les missions sont transférées et le préfet continue à tenir un langage de dupe en assurant que le maintien des agents n’en sera pas affecté. De qui se fiche-t-on!
Pour les petites communes rurales, les sous-préfectures sont en effet un relais essentiel où elles trouvaient jusqu’à là aide et conseils. Les cabinets privés sauront sans doute profiter du pont d’or qui s’ouvre mais qu’en sera-t-il du budget des communes? Ne sommes-nous pas tout simplement en train d’assister à un transfert accéléré des charges de l’Etat vers les collectivités?
Je soutiens complètement votre mobilisation et je suis tout à fait solidaire de votre action.

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