François Fillon persiste dans l’erreur en limitant l’entrée de l’État au capital des banques secouru par lui aux seuls cas de « grandes difficultés ».
Communiqué (27 Octobre 2008)
Aujourd’hui, aucune contrepartie significative n’est donnée par les banques françaises aidées.
Comme l’ont préconisé l’ensemble des socialistes européens et Ségolène Royal en particulier, nous demandons
Une entrée de l’État dans le capital des banques avec la garantie du maintien de la distribution des crédits aux particuliers et aux PME au niveau de 2007.
La suppression de tous les bonus pour 2008 et leur redéfinition pour l’avenir.
Le non versement de dividende pour les actionnaires tant que la situation ne sera pas redevenue normale.
et enfin la présence de représentants de l’État dans les conseils d’administration.
Ces contreparties n’ont rien d’excessif : Gordon Brown les a toutes imposées aux banques britanniques.
Lorsque François Fillon évoque le cas de Dexia, il oublie de rappeler que le gouvernement a accepté de sauver ce groupe financier tout en restant un actionnaire minoritaire alors que les 3 milliards de capital apportés par l’État auraient dû logiquement se traduire par une prise de contrôle majoritaire de la société.
De la même façon il omet de préciser que dans le cadre du plan de sauvetage aux banques, le gouvernement français leur a confié les clefs de la société créée pour gérer les milliards de crédits qu’il s’est engagé à leur apporter, en leur accordant généreusement deux tiers du capital de cette entité bien que les crédits en question soient financés uniquement par l’État.
La seule contrepartie précise qui ait été demandée jusqu’ici aux banques françaises en échange de ce plan de sauvetage a été de souscrire au code de conduite proposé par le Medef et l’Association française des entreprises privées…
Est-il acceptable d’apporter autant de capitaux sans contreparties, alors que le gouvernement manque tellement de moyens pour soutenir l’économie réelle ?
Il ne fait aucun doute que si nous avions été au pouvoir, nous aurions dès le départ mis en place un plan de relance des PME, de l’investissement et de la consommation.
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