Le devenir de l’école publique
J’ai reçu de nombreux courriers me demandant ma position sur le devenir de l’école publique.
L’examen des crédits de la mission enseignement scolaire du projet de loi de finances pour 2009 a eu lieu le 4 novembre dernier. J’ai dénoncé avec l’ensemble de mes collègues du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche la politique de démantèlement du service public de l’Education nationale à l’œuvre depuis plusieurs années, et singulièrement depuis l’élection présidentielle.
Les conditions d’enseignement se dégradent pour les élèves et pour les enseignants. Nous constatons dans nos circonscriptions des problèmes de remplacement des enseignants absents et nous opposons à la mise en place dès janvier d’une agence nationale du remplacement qui embauchera des personnels précaires. Le dispositif d’accompagnement éducatif est mis en place sans concertation et dans des conditions difficiles pour les élèves et les enseignants.
Les réformes pédagogiques proposées méconnaissent les besoins et les missions de l’école. Elles sont menées sans véritable concertation avec les partenaires de la communauté éducative. La suppression des cours en primaire le samedi matin en constitue une illustration nouvelle.
Nous avons dénoncé les suppressions de 3000 postes d’enseignants dans les réseaux «RASED» et des enseignants mis à disposition dans le réseau associatif. Le gouvernement justifie les 13 500 suppressions de postes dans les établissements pour la rentrée 2009 par une baisse de la démographie alors que 16 000 élèves supplémentaires sont accueillis cette année. Il compromet gravement l’avenir du système éducatif. Les élèves les plus en difficulté sont les premières victimes de ce désengagement de l’Etat.
J’ai également dénoncé la mise en péril des Associations éducatives complémentaires de l’Enseignement public. Les moyens humains et matériels disparaissent progressivement. Pendant la discussion budgétaire, nous avons posé une question sur ce sujet au ministre de l’Education nationale, dénonçant la diminution globale de 25% des financements. Dans sa réponse, le ministre souhaite ne plus vouloir financer des structures et des permanents sans avoir de vision à moyen terme de leur action.
Par ailleurs, à l’heure où les fichiers se multiplient, nous devons faire appel au principe de précaution concernant le fichier « base élèves » qui constitue une importante collecte d’informations nominatives. Il y a en effet un vrai risque de recoupement et de partage de cette base de données avec d’autres.
Soyez donc certain de mon engagement pour la défense de l’Éducation nationale, pour m’opposer à tout budget où elle ne serait pas prioritaire.
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