Nucléaire : l’accord Siemens-Rosatom est « un grave revers » pour l’Europe
propos recueillis par Jean-Michel Bezat (Le Monde)
« La rupture Areva-Siemens et la constitution de cet axe germano-russe, c’est un grave revers pour la politique énergétique européenne. C’est très grave parce que Areva-Siemens était le pilier pour l’ensemble du cycle nucléaire« , explique Jean-Louis Bianco, qui relève toutefois que « cette politique énergétique européenne est balbutiante » : « l’Europe de l’énergie n’existe pas : on a été incapable d’avoir une politique commune ou coordonnée, que ce soit pour la production ou pour l’approvisionnement« .
« La responsabilité de Nicolas Sarkozy est indiscutable dans ce dossier« , poursuit M. Bianco, qui pointe les effets des critiques portées par le président français sur la sortie du nucléaire programmée en Allemagne et de son souhait de constituer un groupe franco-français autour d’Areva et Bouygues
Extrait de l’article sur le site Le Monde.fr
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