Print this post

« J’accuse le gouvernement de vouloir tuer la filière photovoltaïque en France »

Après une cacophonie de textes réglementaires se contredisant les uns les autres, le gouvernement a décidé brutalement un moratoire qui met en péril des centaines d’entreprises. « Un moratoire rétroactif n’est pas acceptable » s’est indigné Jean-François Roubaud, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME).

Après coup seulement, le gouvernement a entamé une prétendue concertation à côté de laquelle la méthode suivie pour les retraites ferait presque figure d’exemple ! Le vice-président du comité de liaison pour les énergies renouvelables (CLER) a déclaré : « C’est l’anti-Grenelle. On ne nous donne aucun document au préalable, il n’y a pas de vraie négociation ».

En réalité, le gouvernement est en train d’inventer une usine à gaz digne du Gosplan : édiction de quotas de puissance installée avec des appels d’offres qui favoriseront les grands projets par rapport aux PME.

« Je voudrais faire pour les énergies renouvelables ce que le général de Gaulle avait fait pour le nucléaire » disait Nicolas Sarkozy en 2008.

Une fois de plus, il fait le contraire de ce qu’il proclame.

Jean-Louis Bianco

Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Commentaires

Merci Mr Bianco, pour cette prise de position claire et courageuse.

Signé, un chef de PME directement affecté, conjointement à plusieurs agriculteurs de montagne, par cette trahison.

Je ne crois pas, Monsieur Bianco. Monsieur Sarkozy fait ce qu’il proclame en réalité : une fois éliminées les PME du secteur, restera un bon gros monopole (EDF EN) ou un bien gras cartel (EDF EN, GDF, etc). Et le photovoltaïque deviendra aussi opaque et sombre que le secteur nucléaire, produit de la politique du Général de Gaulle…

Merci Monsieur le Député
C’est une bonne chose de se dresser contre ce carnage. L’activité solaire en France ce sont des centaines d’entreprises toutes jeunes, la plupart ont moins de 4 ans, toutes ont été créés par des entrepreneurs qui n’ont pas hésités à investir leurs fonds propres personnels afin de pouvoir embaucher de nombreux jeunes ingénieurs. Ils ont appris un nouveau métier plein d’espoirs et de perspectives. Aujourd’hui ces entreprises n’ont pas les moyens de tenir financièrement un moratoire, leurs ressources sont limitées, les banquiers sont frileux et la sortie du moratoire sera longue et difficile. Le gouvernement tue non seulement le solaire mais toute envie d’entreprendre.

Monsieur « Si j’étais Président »,
Je suis nettement plus favorable au photovoltaïque qu’aux éoliennes, non seulement d’un point de vue rentabilité, mais aussi en considérant l’impact sur l’environnement visuel et, enfin, à cause de l’implication beaucoup plus réelle des individus et pas seulement des collectivités et des entreprises.
En outre, je suis certain depuis une semaine qu’un brevet utilisant les nano-technomogies (déposé, il a environ 2 ans en Californie) permet d’envisager une révolution dans ce technique (pour dans 5 ans) : une couche souple et beaucoup plus légère sur la surface des panneaux, et un rendement en électricité pratiquement le double : 30 % au lieu de 15 % aujourd’hui. Avant que les éoliennes atteignent ce résultat, il aura soufflé beaucoup de vents…
Le photovoltaïque sur tous les toits, c’est l’avenir. Sur des champs, je suis moins pour : aussi visuellement désagréable que les éoliennes. N’importe quel gouvernement se doit de l’encourager par des subventions (plus que les éoliennes).

Laisser un commentaire