La position de Ségolène Royal sur la Turquie
n'a pas changé, a assuré vendredi son porte-parole Jean-Louis
Bianco, jugeant que ses propos sur l'entrée de la Turquie dans
l'Union européenne mercredi étaient "en ligne"
avec ce qu'elle avait dit en 2004.
M. Bianco réagissait aux propos de Pierre Moscovici, député
européen et proche de Dominique Strauss-Kahn, candidat à
l'investiture socialiste pour 2007, qui s'est déclaré
vendredi à l'AFP en accord avec la position de Mme Royal sur
l'adhésion de la Turquie, telle qu'elle la formulait en 2004.
Le 7 avril 2004, sur France Inter, Mme Royal avait indiqué qu'on
ne pouvait pas dire "non" à l'entrée de la Turquie
dans l'UE, car "si l'on croit aux valeurs que l'on défend
au niveau européen (...) on a toujours intérêt à
tirer vers nous plutôt qu'à refouler vers l'extérieur".
Pour Jean-Louis Bianco, "la position
de Ségolène Royal sur la Turquie n'a pas changé.
Ce qu'elle a dit le 12 octobre dans sa conférence de presse est
exactement en ligne avec ce qu'elle disait en 2004".
Mercredi, alors qu'on lui demandait son opinion sur l'adhésion
de la Turquie à l'Union européenne, la candidate à
l'investiture socialiste avait répondu que "le processus
se terminera par un référendum" et qu'"un
certain nombre de conditions doivent être remplies, par rapport
à l'inquiétude des opinions sur la stabilité des
frontières de l'Europe".
"Il faudra, pour que le peuple français se prononce,
avoir entretemps apporté un certain nombre de garanties. Le référendum
ne sera pas facile, il va falloir beaucoup de travail, d'évolution,
pour que le peuple français se prononce positivement. Ce travail
est entre les mains de tous", avait ajouté mercredi
Mme Royal, citée par son porte-parole dans un communiqué
publié vendredi.
Ségolène Royal avait également répondu à
cette question que son opinion "est celle du peuple français,
puisque c'est le peuple français qui doit se prononcer".
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