Jean-Pierre ELKABBACH
Quelques millions de Français ont suivi avec
intérêt et constance le débat des trois. Chacun
de vous a son champion, Jean-Marie LE GUEN, pour vous, c’est Dominique
STRAUSS-KAHN ; Henri WEBER, Laurent FABIUS ; Jean-Louis BIANCO a sa
championne, Ségolène ROYAL. Bonjour à vous trois.
Merci d’être là en direct… Le Parti socialiste
a doublement innové, il a accepté un débat pour
départager ses candidats, le débat a bien eu lieu, il
a porté sur le fond, les enjeux. Mais à quoi va-t-il servir
? Jean-Louis BIANCO.
Jean-Louis BIANCO
D’abord, il va servir à montrer qu’on est capable
de débattre entre socialistes en se respectant. Ensuite, que,
ça a été dit, il y a beaucoup de choses en commun,
parce que nous sommes socialistes et que nous avons un projet qui a
été voté à l’unanimité. Et
puis, permettre de préciser nos idées, de faire valoir
ce que nous avons en tête. Et puis, à chacun et à
chacune de montrer son accent, de montrer sa vision, de montrer sa spécificité.
Jean-Pierre ELKABBACH
Trois versions d’un même programme, Jean-Marie LE GUEN.
Jean-Marie LE GUEN
Oui, bien sûr, mais je crois qu’on a pu aussi mesurer les
apports de chacun, la tonalité, les priorités, les dynamiques
qui sont mises en mouvement. Donc, je crois qu’il y a matière
à réfléchir aussi autour des projets des uns et
des autres.
Jean-Pierre ELKABBACH
Toute la presse en parle ce matin, elle distribue même ses évaluations
et ses notes. LE PARISIEN : “ Laurent FABIUS a joué à
gauche toutes, avantage STRAUSS-KAHN. ” Henri WEBER, le fabiusien.
Henri WEBER
Oui, je crois que, en effet, Laurent FABIUS est celui qui a
fait les propositions à la fois les plus précises, les
plus travaillées et aussi les plus fermes pour répondre
aux aspirations de l’électorat populaire et pour permettre
de rassembler la gauche. L’essentiel pour nous aujourd’hui,
outre la désignation de notre candidat, c’est de définir
une orientation qui soit au centre de gravité de la gauche pour
permettre de rassembler l’ensemble des forces de gauche.
Jean-Pierre ELKABBACH
Avantage STRAUSS-KAHN, vous n’avez pas répondu.
Henri WEBER
Ecoutez, ça, c’est le point de vue du PARISIEN, on est
dans la subjectivité.
Jean-Pierre ELKABBACH
LE PARISIEN dit aussi : “ Ségolène ROYAL est souvent
apparue sur la défensive, voire laborieuse. ” Jean-Louis
BIANCO.
Jean-Louis BIANCO
Ecoutez, ce n’est pas ce que, je crois,
la plupart des gens présents ont ressenti, qu’ils soient
pour tel ou tel candidat. Ce n’est pas ce que j’ai entendu,
moi, des internautes et des gens de ma fédération. Ce
que j’ai entendu, par contre, c’est : Elle tient la route.
Parce que c’est elle qui avait le plus à perdre dans ce
débat. Je crois qu’on peut toujours discuter sur qui a
gagné, qui a perdu, d’ailleurs, les journaux ont des avis
variables. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’elle
n’était pas en difficulté et qu’elle avait
tout à fait le niveau.
Jean-Pierre ELKABBACH
L’un de vous a dit après le débat à un de
ses partisans : “ On a gagné puisqu’on n’a
pas perdu. ” Votre avis, Jean-Marie LE GUEN.
Jean-Marie LE GUEN
C’est une vision un peu défensive les choses, non…
Non, je crois que ce qui a marqué, peut-être, c’est
ce que souligne LE PARISIEN, c’est l’ampleur des points
de vue de Dominique STRAUSS-KAHN, sa force de conviction. Je crois que
le débat était d’un très bon niveau, mais
je pense effectivement que Dominique STRAUSS-KAHN a fait avancer ses
propositions.
Jean-Pierre ELKABBACH
Pour LIBERATION : “ D’égale à égal,
aucun des trois prétendants ne s’est imposé. ”
Pour LE FIGARO – qui n’est pas le seul – : “
Les candidats rivalisent de promesses. ” Henri WEBER. Cela oui,
on a eu des promesses !
Henri WEBER
En tous les cas, ils prennent des engagements et ils prennent des engagements
qui sont plus ou moins précis et, d’autres, plus ou moins
vagues. C’est, je crois, une des grandes différences. Ce
qui caractérise les propositions de Laurent FABIUS, outre qu’elles
sont déjà anciennes pour la plupart et qu’elles
ont marqué le projet socialiste, dont il se réclame puisqu’il
se veut le candidat du projet, c’est qu’en même temps,
il y a toujours les moyens d’y parvenir et même un calendrier
pour les mettre en œuvre.
Jean-Pierre ELKABBACH
Sur les 35 heures, Ségolène ROYAL s’est bien démarquée
de vous, elle dit : Généralisation, les 35 heures, elles
ont provoqué une régression sociale dans certains cas.
Henri WEBER
Sur les 35 heures, Ségolène ROYAL nous avait expliqué
au départ toutes ses réserves. Et puis, on a appris hier
soir qu’elle considérait que c’était une très
grande conquête de progrès social pour les salariés
et que, évidemment, il y a eu des problèmes ici et là
auxquels il fallait… Mais ça, c’est le fonds commun
des socialistes. Tout le monde sait qu’à l’hôpital
et dans le secteur de la santé, il n’y avait pas le personnel
nécessaire pour appliquer les 35 heures.
Jean-Marie LE GUEN
Oui, je ne crois pas que le débat des 35 heures soit essentiel,
même si, effectivement, on a vu que l’un des participants
au débat avait quelque mal à exprimer sa position. Je
crois que ce qui est important…
Jean-Pierre ELKABBACH
L’une, vous voulez dire…
Jean-Marie LE GUEN
Oui, Exactement…
Jean-Louis BIANCO
C’est quand même elle qui en a parlé
le plus longtemps…
Jean-Marie LE GUEN
Qui a été le plus longtemps à en parler. Mais…
Jean-Louis BIANCO
Qui en a parlé le plus longtemps et plus
précisément.
Jean-Marie LE GUEN
Non, souvent, dans la description, je pense que Ségolène
ROYAL a été assez large dans la description. Le problème,
c’est quand il faut passer, soit à la proposition, encore
que, là, je trouve que les trois candidats ont fait des choses,
ou surtout dans la méthode. Je pense que ce qui s’est affirmé,
c’est plutôt les différences dans la méthode
de gouvernement, dans la manière de faire avancer un projet de
société. Je crois que là, il y avait des différences
significatives, beaucoup plus que dans la nature des propositions.
Jean-Louis BIANCO
Je suis d’accord avec ce que vient de dire
Jean-Marie LE GUEN. Je crois que dans la proposition de Laurent FABIUS,
il y a ce que Henri WEBER a dit, une sorte de volontarisme d’Etat
par des méthodes relativement classiques. Dans la position de
Dominique STRAUSS-KAHN, il y a ce qu’il a appelé le Pacte
de l’Elysée, c’est-à-dire un président
de la République très interventionniste, quasi Premier
ministre. Dans la position de Ségolène ROYAL – et
c’est là où elle est neuve et originale –
il y a l’idée de mettre la société en mouvement,
il y a l’idée de redonner confiance aux gens, il y a l’idée
de s’appuyer sur une démocratie sociale profonde, sur une
démocratie participative. C’est là, en effet, où
il y a une différence.
Jean-Pierre ELKABBACH
Justement, dans LIBERATION, Alain DUHAMEL qui fait son mea culpa en
reconnaissant à Ségolène ROYAL, “ cette lame
d’acier, dit-il, un véritable sens stratégique.
” Il voit en elle “ l’illustration de la démocratie
d’opinion. ” Il dit : “ Le président de la
République n’ouvre pas la voie, ne risque pas de décision
impopulaire, il ne fait que sacraliser l’opinion populaire. Il
suit l’opinion. ”
Jean-Louis BIANCO
Je ne suis pas d’accord. Je ne suis absolument
pas d’accord. Le président de la République –
et ça, je pense que c’est notre point de vue commun à
tous les trois – il doit donner une vision de la société,
c’est ce qu’elle a fait, il doit montrer une orientation,
mais il n’est pas ministre des Finances, ni Premier ministre.
Jean-Pierre ELKABBACH
D’accord. Mais il dit : Dites-moi ce que les Français pensent
et je vous suis…
Jean-Louis BIANCO
Non. Non, non, non…
Jean-Marie LE GUEN
C’est une vision un peu monarchique, un peu traditionnelle, c’est-à-dire…
Jean-Louis BIANCO
Non, la vision monarchique, c’est le président,
c’est tout.
Jean-Marie LE GUEN
… C’est MITTERRAND 2, CHIRAC 1, CHIRAC 2, c’est-à-dire
des présidents qui parlent, mais qui n’agissent pas. Je
crois que la force de la proposition de Dominique STRAUSS-KAHN, avec
le Pacte de l’Elysée, c’est un président qui
agit. Car, il ne s’agit pas simplement d’appeler au dialogue
social, il faut le mettre en mouvement. Pour cela, l’impulsion
politique du président de la République est essentielle.
C’est ce que propose Dominique STRAUSS-KAHN.
Henri WEBER
C’est précisément parce que nous ne voulons pas
abdiquer devant la démocratie d’opinion, devant les injonctions
des sondages et des médias, et que nous considérons que
même dans le nouvel âge de la démocratie dans lequel
nous sommes entrés, les partis ont un rôle éminent
à jouer dans la délibération et dans le débat,
que nous avons organisé ces six débats. Les partis ont
un rôle à jouer, les militants doivent débattre,
les sympathisants et les électeurs doivent être associés
à ces débats. Ce n’est pas donc une démocratie
d’opinion, comme le dit Alain DUHAMEL, c’est plus compliqué
que ça. La démocratie de représentation a de beaux
jours devant elle, malgré tout.
Jean-Pierre ELKABBACH
Les trois se sont montrés liés au projet et au programme
du PS et sans grande différence, sauf une, dit Ségolène
ROYAL, en riant, elle est une femme. Jean-Louis BIANCO, est-ce que ça
suffit ?
Jean-Louis BIANCO
Non. Cela ne suffit certainement pas. Mais je
crois que c’est aussi important, c’est important que pour
la première fois, dans l’histoire de France, une femme
puisse, peut-être, être présidente de la République.
Mais je reviens sur la démocratie d’opinion, je suis d’accord
sur ce point avec Henri WEBER. Il s’agit de connaître son
pays, il s’agit de le comprendre, il s’agit de le sentir,
et je crois qu’elle l’a exprimé peut-être mieux
que d’autres. Mais il s’agit aussi de donner des orientations,
pas de tout faire, de donner des orientations.
Jean-Pierre ELKABBACH
Quel est l’argument le plus convaincant de votre leader ? Henri
WEBER.
Henri WEBER
Augmenter le pouvoir d’achat pour relancer la croissance et pour
relancer la croissance, inciter également à l’investissement
et mettre le paquet sur la recherche et l’université.
Jean-Pierre ELKABBACH
Oui, ça, c’est le ministre des Finances qui parle.
Henri WEBER
Non. La recherche et l’université, c’est beaucoup
plus que le ministre des Finances. Le meilleur investissement aujourd’hui
pour des pays comme le nôtre, c’est dans la matière
grise.
Jean-Pierre ELKABBACH
Jean-Louis BIANCO, l’argument le plus convaincant.
Jean-Louis BIANCO
L’argument le plus convaincant, c’est
quand elle dit : La France ne va pas bien, les Français vont
mal, mais moi, je veux la tirer vers le haut ; moi, je veux que les
gens reprennent confiance et qu’on utilise tous nos atouts, tout
notre potentiel pour que l’ascenseur social se remette en marche.
Jean-Marie LE GUEN
C’est l’idée centrale que cette élection présidentielle
se jouera sur l’avenir de notre modèle social, du modèle
français et que, pour cela, il faut allier la capacité
de compétitivité de notre économie et de solidarité
dans la société. C’est cette dimension essentielle
de l’engagement du président de la République autour
du Pacte de l’Elysée, ce qu’appelle Dominique STRAUSS-KAHN,
c’est une société en mouvement, une France du futur.
Je crois que c’est une dimension très importante de ce
qui a été démontré hier soir par Dominique
STRAUSS-KAHN.
Jean-Pierre ELKABBACH
A vous trois, et là, je vais voir si vous êtes
d’accord au moins, pendant ce temps, la gauche de la gauche et
surtout la majorité actuelle ironisaient, ils disaient que c’était
un concours de banalités, ce premier débat. Jean-Pierre
RAFFARIN, soldat de la paix, casque bleu pour son camp, mord Ségolène
ROYAL, il dit : “ Ce n’est qu’une débutante
opportuniste. ” Alors, que pense le strauss-kahnien Jean-Marie
LE GUEN ?
Jean-Marie LE GUEN
Je crois que c’est une attaque des personnes qui n’a pas
de raison d’être. Je propose que la droite ait au moins
le courage d’organiser, plutôt que des petites phrases,
un débat de la qualité de celui que nous avons organisé
hier soir.
Henri WEBER
Oui, moi, je crois qu’on peut se dispenser de commenter les propos
de monsieur RAFFARIN. Il n’a pas fait la démonstration
d’une grande perspicacité et je ne vois pas pourquoi on
s’arrête…
Jean-Pierre ELKABBACH
Ca, c’est facile…
Henri WEBER
Oui, mais bon…
Jean-Pierre ELKABBACH
On peut parler aussi ou évoquer ce que les autres pensent. On
ne va pas rester dans le bocal.
Henri WEBER
Oui, d’accord… Alors, disons à ce moment-là
qu’il est dans son rôle de leader de la droite ou d’un
élément de la droite et qu’il mord les dirigeants
socialistes au mollet. Cela ne surprendra personne. Donc, c’est
un non-événement.
Jean-Louis BIANCO
Je crois que Jean-Pierre RAFFARIN n’a pas
digéré la défaite. Il ne faut pas oublier que parmi
nos magnifiques victoires aux régionales, peut-être la
moins attendue, c’était celle de Ségolène
ROYAL sur Jean-Pierre RAFFARIN. Maintenant, nous, socialistes, on débat,
on se respecte, on va de l’avant. La droite, ça castagne,
attendons qu’ils fassent des primaires et un débat comme
nous.
Jean-Pierre ELKABBACH
Il y aura deux autres débats sur la société, la
bioéthique, toutes sortes de problèmes qu’on peut
imaginer et sur lesquels on reviendra, et puis, sur la politique étrangère
et la défense. Le 16 novembre ou le 23 novembre, qu’est-ce
qui va les départager ?
Jean-Marie LE GUEN
Je crois que, encore une fois, le débat sera encore plus libre
et plus passionnant, me semble-t-il, pour les débats à
venir. Je crois que vont s’affirmer des personnalités,
la manière dont elles envisagent effectivement le rôle
du président de la République. Car, en tout cas, une des
propositions de Dominique STRAUSS-KAHN, c’est de faire évoluer
le rôle du président de la République vers un président
qui s’engage et pas simplement un président qui arbitre.
Donc, nous allons voir que sur des questions aussi essentielles que
la politique européenne ou la politique internationale, le président
qui s’engage, c’est plus productif, me semble-t-il, pour
la société française qu’un président
qui arbitre.
Henri WEBER
Oui, je crois qu’apparaissent des orientations, elles apparaîtront
de plus en plus distinctes. Laurent FABIUS incarne la gauche socialiste,
c’est une vieille tradition, il l’incarne de façon
moderne et ferme. Dominique STRAUSS-KAHN, la gauche, le socialisme modéré,
lui-même dit la sociale démocratie. Quant à Ségolène
ROYAL, moi, j’ai appris beaucoup de choses sur le Poitou-Charentes
en l’écoutant, sur ce qu’on y fait, ce qu’on
y réalise…
Jean-Pierre ELKABBACH
Ca, c’est une critique un peu ironique…
Henri WEBER
Non… Si vous voulez, si vous voulez… Mais elle incarne une
orientation un peu intermédiaire et, d’ailleurs, fluctuante.
J’ai dit tout à l’heure que sur les 35 heures, maintenant,
elle est une chaude partisane, après les avoir fortement critiquées.
On ne sait pas exactement où elle est. Mais à travers
ces débats, on va l’apprendre.
Jean-Louis BIANCO
Sur les 35 heures, elle a toujours dit la même
chose : 1) Que c’était une grande conquête sociale.
2) Que ça posait des problèmes à la fois aux petites
entreprises et aux salariés modestes…
Henri WEBER
Tout le monde dit ça.
Jean-Louis BIANCO
Mais elle a toujours dit la même chose…
Jean-Marie LE GUEN
On ne peut pas rester au constat.
Jean-Louis BIANCO
Oui, mais elle est évidemment sur la position
qui est notre position commune des socialistes : On fait un bilan, on
débat et on généralise. Alors, je reviens à
votre question. Ségolène ROYAL, elle a parlé d’aujourd’hui
et elle a parlé de demain, elle n’a pas parlé du
passé, de ce qu’elle a fait dans les fonctions passées.
Elle, c’est le socialisme du réel, qui ose regarder la
réalité en face et qui ose la décrire. Mais ce
n’est pas une présidence arbitrale, c’est une présidence
d’orientation, qui remet la France en mouvement.
Jean-Marie LE GUEN
La France, ce n’est pas une région en plus grand. La France,
c’est un projet, c’est un avenir, ce sont des perspectives,
c’est une histoire et il faut la porter, il faut la porter dans
la complexité des dossiers et dans la volonté, dans la
volonté politique de faire jouer à la France un rôle
essentiel autour d’une question qui est celle du modèle
social.
Jean-Pierre ELKABBACH
On ne refait pas le débat ici. Mais, Henri WEBER, Ségolène
ROYAL a de l’avance, enfin, en tout cas dans les sondages, est-ce
que vous dites que c’est plié, comme on dit à droite,
ou que rien n’est joué ?
Henri WEBER
En politique, cinq semaines, c’est une éternité,
donc nous allons débattre et ce sont les militants qui vont trancher.
Ni les électeurs, ni les sympathisants, ce sont les militants
socialistes, après délibérations. Parce que notre
conception de la démocratie, ce n’est pas simplement l’acte
de voter, on vote après avoir réfléchi, échangé,
délibéré.
Jean-Pierre ELKABBACH
Hier, on n’a pas vu de maillon faible, comme on dit ailleurs.
Qui va gagner les millions ?
Jean-Louis BIANCO
Je n’en sais rien. Je crois que, comme Henri
WEBER, notre honneur, notre force, c’est que ce sont les militants
qui votent. Les sondages d’aujourd’hui ne disent rien sur
le vote de demain. Donc, continuons à débattre, fraternellement,
sérieusement, comme nous le faisons dans les fédérations,
et on verra bien qui est la meilleure ou le meilleur.
Jean-Marie LE GUEN
Un nouveau souffle, je crois, est apparu hier soir, il va continuer,
celui du débat, et puis, aussi celui des capacités à
mobiliser la société française autour du projet
socialiste.
Jean-Pierre ELKABBACH
Merci à vous trois. En tout cas, les débats seront plus
vifs, plus spontanés, peut-être plus musclés, comme
une confrontation éclairante pour le citoyen juge. Merci à
vous trois. Bonne journée. FIN>