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Polémique sur Royal au Proche-Orient "minable et ridicule"

PARIS , 5 déc 2006 (AFP) - Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de Ségolène Royal a jugé mardi "minable" et "ridicule" la "petite polémique lancée" par la droite sur le voyage au Proche-Orient de la candidate PS à la présidentielle.

A Beyrouth, "les députés du Hezbollah étaient là comme les autres députés", a déclaré dans les couloirs de l'Assemblée nationale M. Bianco, qui a accompagné Mme Royal au Proche-Orient. "Au mois de juin, l'Assemblée nationale et le Sénat ont reçu une délégation parlementaire libanaise avec deux députés du Hezbollah, je n'ai entendu aucun des cris d'orfraie d'un certain nombre de gens à droite. Cela ne leur posait aucun problème", a affirmé l'ancien ministre PS. "C'est dire à quel point cette polémique est ridicule", a-t-il dit.
"Nos interlocuteurs, à Beyrouth, à Gaza, à Jérusalem ont été gênés pour la France, c'est une petite polémique minable qui dessert les intérêts de la France". M. Bianco a justifié le refus de Mme Royal de rencontrer des députés du Hamas, car "le Hamas n'a fait aucun pas" et "dès lors qu'il venait de rompre avec les autorités palestiniennes, il n'y avait aucune raison de les voir". Interrogé sur la justification, par Mme Royal, des survols des positions de la Finul par des appareils israéliens, M. Bianco a affirmé : "elle n'a pas changé de position, elle est allée écouter les soldats de la Finul. Ils lui ont dit que ces survols étaient dangereux et diminuaient notre crédibilité mais, selon eux, il semble que cela aille mieux", a-t-il poursuivi.

Selon M. Bianco, Mme Royal "l'a répété aux responsables israéliens" qui ont assuré que "les dispositions étaient prises pour que ça ne se répète pas". "Restent les survols d'observation qui peuvent poser problème au regard de la communauté internationale mais dont on peut comprendre les motivations par rapport à la surveillance de l'introduction d'armes et d'éléments terroristes", a jugé M. Bianco.

S'agissant du mur de séparation en Cisjordanie, Mme Royal "a dit que, comme les réfugiés, comme les colonies, cela ne pouvait se régler que dans le cadre d'un règlement global". "Le problème du mur, c'est peut-être avant tout un problème de tracé parce qu'il ne respecte pas la ligne verte de 1967, avant même d'être un problème de principe. Le problème ce n'est pas le mur c'est: peut-on construire la paix avec un mur?", a conclu le député PS. bbm/sc/jmg/pc



 
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