|
|
RMC INFO |
Jean-Jacques BOURDIN Jean-Louis BIANCO est avec nous, codirecteur de la campagne de Ségolène ROYAL, député et président du Conseil général des Alpes de Haute Provence. Jean-Louis BIANCO bonjour. Jean-Louis BIANCO Bonjour. Jean-Jacques BOURDIN J'ai une question toute simple à vous poser, la première : est-ce que vous pensez que Jacques CHIRAC va voter Ségolène ROYAL à la présidentielle ? Jean-Louis BIANCO Jean-Jacques BOURDIN Je ne sais pas, mais il n'a pas l'air parti pour voter SARKOZY en tout cas… Ah bon ! Vous pensez ? En l'écoutant hier… Jean-Louis BIANCO En écoutant tout ce qui se dit depuis un certain temps, on a l'impression que d'abord il cherche à exister, c'est normal, pour peut-être ménager le suspens, et puis par ailleurs qu'il ne ménage pas ses coups (même s'ils sont indirects) à l'encontre du candidat de l'UMP. Jean-Jacques BOURDIN Du candidat de l'UMP. Est-ce que vous souhaiteriez que Jacques CHIRAC soit candidat, vous, Jean-Louis BIANCO ? Jean-Louis BIANCO Ça m'est égal, c'est leur problème. Vous savez… Jean-Jacques BOURDIN Ça changerait quelque chose pour Ségolène ROYAL ? Jean-Louis BIANCO Sincèrement je ne sais pas. Je crois qu'elle trace sa route, après elle sera candidate, qui sera candidat et on verra bien. Jean-Jacques BOURDIN Vous avez une question à poser aux auditeurs de RMC ? Jean-Louis BIANCO Oui. Je voudrais leur demander, s'ils étaient aux responsabilités : ministre, Premier ministre, président de la République, qu'est-ce qu'ils pensent qu'il faudrait faire pour l'avenir de leurs enfants. Ça m'intéresserait qu'ils disent " pour l'avenir de nos enfants, voilà ce qu'on attend, voilà ce qu'on voudrait faire, voilà les mesures qu'on voudrait ". Jean-Jacques BOURDIN Bien. 32.16, RMC INFO.FR, vous répondez, vous avez une demi-heure pour cela. Je reviens un instant sur l'actualité et sur les propos de Jacques CHIRAC, il propose de baisser l'impôt sur les sociétés, de les faire passer de 33 % à 20 % en 5 ans, c'est une bonne ou une mauvaise idée ? Jean-Louis BIANCO C'est une mauvaise idée, c'est une mauvaise idée d'abord parce que la droite, les gouvernements de Jacques CHIRAC, ont creusé épouvantablement les déficits et la dette de la France. Donc, si on diminue encore les impôts, on aura encore plus de déficits et encore plus de dettes. Ensuite, c'est une mauvaise idée parce que contrairement à ce qu'il a dit, le niveau de l'impôt sur les sociétés en France est à peu près dans la moyenne européenne. Alors évidemment… Jean-Jacques BOURDIN 8 % de plus de la moyenne européenne. Jean-Louis BIANCO Oui, 8 % en prenant un certain nombre de pays d'Europe centrale et orientale qui font précisément du dumping fiscal. Donc si l'Europe, ça veut dire qu'on court vers le taux zéro, le plus bas taux d'impôts sur les sociétés, alors on va en fait détruire ce qui permet… parce que les impôts ça sert à quoi ? Ça sert à payer des policiers, ça sert à payer des professeurs, ça sert à payer des infirmières. Donc, on est à un niveau qui est (en gros, on ne va pas rentrer dans le détail des chiffres) à peu près comparable à l'Italie, à l'Angleterre, à l'Allemagne avec les Lander. Donc c'est une mesure qui n'a pas de sens, alors même qu'on peut envisager des baisses d'impôt, mais des baisses d'impôt pour quelque chose, pour les jeunes entreprises, pour l'innovation, pour la recherche… Jean-Jacques BOURDIN Mais c'est ce qu'a fait l'Irlande, l'Irlande qui a baissé l'impôt sur les sociétés, Jean-Louis BIANCO. 4 % c'est le taux de chômage, avec des salaires qui sont au moins aussi bien que chez nous et avec des entreprises qui sont venues du monde entier s'installer en Irlande. Jean-Louis BIANCO Mais il y a aussi un dynamisme irlandais qui est formidable, mais il y a aussi le fait que… on peut quand même discuter, le fait d'un côté de faire un impôt à taux zéro et de l'autre côté de bénéficier de subventions européennes. Je crois qu'il est normal que l'Europe vienne aider les nouveaux entrants, et il faut le faire, Europe centrale et Europe orientale. Vous savez, quand on élèvera leur niveau, et plus vite c'est le mieux pour eux, plus vite aussi la concurrence sera plus égale. Mais c'est toujours la même chose, la concurrence il ne faut pas que ça aille vers le bas, il ne faut pas que ça aille vers le moins-disant fiscal, il faut que ça aille vers des services publics de qualité et vers une main d'œuvre compétence. Jean-Jacques BOURDIN Mais alors comment fait-on pour empêcher la délocalisation et le départ de beaucoup d'entreprises? Jean-Louis BIANCO En étant plus fort sur nos points forts, en ayant les bonnes spécialités, les bons produits, les bons créneaux, en simplifiant enfin (ça fait 20 ans qu'on le dit) la vie des entreprises… Jean-Jacques BOURDIN A gauche comme à droite d'ailleurs… Jean-Louis BIANCO A gauche comme à droite, et avec des résultats concrets tout à fait limités. En ayant une main d'œuvre beaucoup plus formée, en ayant une main d'œuvre sécurisée. C'est-à-dire que les gens savent qu'il faut qu'ils bougent, il faut que ça change, l'entreprise doit s'adapter mais eux ils ont une sécurité, ils ne sont pas simplement des travailleurs jetables. Jean-Jacques BOURDIN J'ai plusieurs auditeurs qui ont réagi en regardant Ségolène ROYAL hier, d'abord j'ai Maurice : "pas facile le choix, est-ce qu'il vaut mieux pour la France un tribun comme SARKO ou Ségo qui semble honnête et finalement très proche de l'attente de nos concitoyens. Et puis j'ai aussi Patrick qui n'est pas tendre avec elle, mais ça c'est une réaction de Français aussi : avez-vous comment était habillé Madame ROYAL, si elle devient présidente c'est toute l'image de la haute couture française qui va s'effondrer. Enfin ça c'est de la petite politique, mais Jean-Louis BIANCO, ça réagit aussi comme ça. Ségolène ROYAL, qu'est-ce qu'elle a fait hier, elle a lancé sa campagne ? Jean-Louis BIANCO Elle n'a pas lancé sa campagne, dans la mesure où sa campagne est déjà lancée. Ça fait des mois et des mois qu'elle se déplace partout en France, qu'elle rencontre des gens, qu'elle discute, qu'elle est à l'écoute, qu'elle présente déjà des propositions. Ce qui est vrai, c'est qu'hier soir elle a présenté des orientations (dont certaines sont nouvelles, d'autres déjà connues) qui sont non pas son programme présidentiel mais qui sont des idées sur la famille, sur le logement, sur l'éducation, sur la réconciliation des Français avec l'entreprise qui sont un projet, des idées fortes et surtout une volonté, moi c'est ce qui m'a le plus frappé. Elle a souvent dit " je veux ", elle s'engage et elle s'engage avec une combativité, une combativité pour ses idées. Jean-Jacques BOURDIN Alors sur le logement, on a dit et on a écrit… vous avez lu ça vous aussi, on a écrit : elle arrive après la bataille, tout à coup elle se réveille, elle se réveille, il y a eu les Enfants de Don Quichotte et il y a eu cette mobilisation médiatique, il y a eu le président de la République lors de ses vœux le 31, et tout à coup elle se réveille, elle fait des propositions ". Jean-Louis BIANCO Alors là, c'est une des critiques les plus incompréhensibles pour moi, les plus inexactes, les plus injustes, pourquoi ? Parce que le projet socialiste sur le logement prévoit toute une série de mesures, dont d'ailleurs un certain nombre reprises par Ségolène ROYAL : avoir des terrains disponibles, construire beaucoup plus de logements sociaux par an, faciliter l'accession à la propriété, ça a été adopté depuis des mois et des mois. Le fameux droit au logement opposable, ça veut dire la possibilité pour quelqu'un de saisir un tribunal en disant " je n'ai pas de logement, trouvez-moi un logement ". C'est dans le projet du PS, donc ce n'est pas nouveau. On l'a proposé dans une proposition de loi qui a été rejetée par la droite au mois d'avril. Donc en réalité, c'est CHIRAC qui essaie d'aller plus vite que SARKOZY, mais pour l'instant le droit au logement opposable, je suis désolé, c'est un chiffon de papier tant qu'on n'a pas des logements, des terrains et des loyers accessibles. Jean-Jacques BOURDIN C'était quand même une ébauche de programme hier, elle dit " tout doit être basé sur la famille, la première condition d'une vie de famille sécurisée, c'est le logement ", c'est ce qu'elle dit. Jean-Louis BIANCO Oui, tout à fait, c'est… on peut appeler comme vous voulez, ébauche de programme, mais c'est vrai qu'il y a des aspects projets, programme qui sont clairs et précis. Elle aura l'occasion d'aller beaucoup plus loin, puisque pendant encore un mois, un mois et demi, elle va continuer à être à l'écoute dans les débats participatifs, mais ça montre qu'être à l'écoute ne l'empêche pas de faire des propositions précises. Jean-Jacques BOURDIN Au-delà du commentaire, ce qui nous intéresse c'est le concret ici Jean-Louis BIANCO. Alors, elle est favorable à la création d'un revenu de solidarité active, c'est quoi, d'abord qui est concerné et quel pourrait être le montant de ce revenu, enfin bon ! Jean-Louis BIANCO Qui est concerné ? Des gens qui, sortant de la difficulté (chômeurs, Rmistes) retrouvent un travail. Vous savez qu'il y a un système qui s'appelle " la prime pour l'emploi ", on va essayer de ne pas rentrer trop dans les détails techniques, qui est supposée permettre aux gens qui retrouvent un travail de ne pas y perdre, parce que c'est quand même un comble quand on arrive à retrouver un travail d'y perdre. Donc ce qu'il faut, c'est qu'il y ait une allocation unique, c'est-à-dire qu'on simplifie l'ensemble des aides qui sont données sous des conditions différentes, et que quand on trouve un travail, on ait pour le logement, pour les aides au logement, pour la santé, pour la garde des enfants, on ait un plus. Alors quel plus ? Il faudrait en discuter avec les associations, avec les organisations syndicales et patronales, mais qu'il ait un net avantage en matière de logement, en matière de santé ; lorsqu'on retrouve un travail qu'on ne soit pas pénalisé par les frais qui sont entraînés par la reprise de travail, frais de garde d'enfant par exemple. Jean-Jacques BOURDIN En ce qui concerne le logement, on va revenir sur la famille, elle propose pour les SDF une place d'hébergement pour 1.000 habitants dans chaque ville, une loi de 1994 qui n'a jamais été appliquée, je crois. Elle propose que l'Etat se substitue aux communes, lorsqu'elles ne respectent pas le quota de 20 % de logements sociaux. Jean-Louis BIANCO Alors c'est le problème que j'évoquais tout à l'heure, il ne suffit pas de proclamer des droits, il faut qu'il y ait les conditions concrètes. Les conditions concrètes, c'est qu'on ait des logements sociaux. Or il y a une loi, celle que vous évoquiez tout à l'heure, qui dit " chaque commune doit avoir 20 % de logements sociaux ". Je précise qu'à Neuilly, il y en a 2,74 % de logements sociaux. Alors on dit " il faut le faire, il faut le faire ", on dit " je vais le faire, je vais le faire ", mais il ne se passe rien. Donc l'idée, c'est que si c'est comme ça, eh bien ! L'Etat exercera un droit de préemption, de façon à ce qu'on réalise partout en France (conformément à la loi) les logements sociaux qui permettront aux gens de trouver à se loger. Jean-Jacques BOURDIN Mais alors tout le monde veut construire des logements sociaux maintenant, mais Jean-Louis BORLOO lui, il a déjà prévu la construction de 500.000 logements sociaux en 5 ans. Jean-Louis BIANCO Oui, on peut toujours prévoir, on peut toujours annoncer. Ce qui est vrai, ce qui est vrai c'est qu'il y a un début de redressement, mais on part de loin et il faut faire un effort beaucoup plus ample, c'est ce que propose Ségolène ROYAL et le projet socialiste. Jean-Jacques BOURDIN Alors elle propose aussi, c'est une idée de Dominique STRAUSS-KAHN qui a été reprise, un prêt gratuit de 10.000 € à chaque jeune atteignant ses 18 ans, c'est une sorte de capital départ dans la vie. Jean-Louis BIANCO Exactement, ce n'est pas tout à fait l'idée de Dominique STRAUSS-KAHN… Jean-Jacques BOURDIN Ah bon ! Jean-Louis BIANCO Mais elle est voisine. Non, ce n'est pas pour chercher une querelle, parce que Dominique STRAUSS-KAHN proposait quelque chose qui est d'ailleurs intéressant, qui est à la naissance d'un enfant, à la naissance d'un enfant il reçoit un capital, on le place et il touche à 18 ans. Là c'est, dès qu'il accède à la majorité, d'avoir un prêt à taux zéro de 10.000 € pour démarrer dans la vie. C'est une idée très voisine, et je crois que c'est une idée qui permet aux jeunes de dire : j'ai des frais, je dois me déplacer… Jean-Jacques BOURDIN Et qui lui prêtera l'argent ? Jean-Louis BIANCO Ce sera… Jean-Jacques BOURDIN Les banques, je ne vois pas les banques jouer le jeu. Jean-Louis BIANCO Les banques ne joueront pas le jeu comme ça, mais si vous voulez… Jean-Jacques BOURDIN Ça c'est sûr… Jean-Louis BIANCO On peut financer, ça existe déjà certains prêts à taux zéro, par exemple on peut le financer par défaut… il y a des systèmes d'aide au logement, la loi de ROBIEN qui permet de placer de l'argent, qui permet de diminuer ses impôts mais qui malheureusement ne permet pas de loger les gens. On peut utiliser une partie de l'argent, qui ne sert à rien en terme de logement social de la loi de ROBIEN, pour financer ce prêt à taux zéro. Jean-Jacques BOURDIN Jean-Louis BIANCO, elle propose aussi un service public de la caution qui prendrait en charge les impayés de loyers, c'est encore de l'assistanat ça, non ? Jean-Louis BIANCO Non, c'est le contraire… Jean-Jacques BOURDIN Ah bon ! d'accord, expliquez-nous pourquoi. Jean-Louis BIANCO Pourquoi ? Parce que ça, c'est un des plus gros problèmes qu'on a, vous le voyez bien, il y a des gens qui sont des propriétaires, qui ne sont pas forcément très riches, qui voudraient bien louer mais qui disent : " moi, je ne loue pas parce qu'à la fin, je vais récupérer mon logement en mauvais état, donc je demande une caution, un mois, deux mois, trois mois, quatre mois "… Jean-Jacques BOURDIN Mais on les comprend aussi, on les comprend. Jean-Louis BIANCO Bien sûr, on les comprend. Mais des jeunes qui veulent venir, ils n'ont pas forcément les moyens d'avoir 2 mois, 3 mois, 4 mois de caution. Donc on dit " il y aura… bien sûr la responsabilité du locataire sera toujours présente, mais il y aura une garantie, c'est-à-dire que le propriétaire dit " je loue, et si je ne récupère pas ma caution, alors je la récupèrerai à travers le… Jean-Jacques BOURDIN Qui va offrir la garantie, l'Etat ? Jean-Louis BIANCO La garantie, ce sera fait par l'Etat. Jean-Jacques BOURDIN Ce sera offert par l'Etat, qui se substitue en fait… Jean-Louis BIANCO C'est très important… et ça ne se substitue pas, l'Etat donne un filet de sécurité aux propriétaires, de façon à ce qu'ils ne soient pas angoissés à l'idée de louer, et donc qu'on puisse remettre sur le marché locatif des logements qui, aujourd'hui sont bloqués. Jean-Jacques BOURDIN Elle veut aussi surtaxer les propriétaires de logements inoccupés depuis plus de deux ans, les propriétaires institutionnels ou les propriétaires privés aussi Jean-Louis BIANCO ? Jean-Louis BIANCO Les propriétaires privés ou institutionnels, dès lors que… et là, on aura un travail à faire, une discussion, une loi, ça a un caractère spéculatif, parce qu'on dit qu'il y a beaucoup de logements vacants, et c'est vrai, c'est un scandale quand on voit que les gens n'arrivent pas à se loger. Mais en même temps, il peut y avoir des logements vacants pour de bonnes raisons, on a un problème de succession, on a un problème d'indivision, il est vacant le temps que le fils ou la fille de la propriété occupe le logement. Par contre, il y en a qui le gardent volontairement vacant et uniquement à des fins de placement, et c'est ça que la loi devra déterminer. Et là-dessus, pour qu'il y ait une incitation à remettre sur le marché là aussi de la location, alors on fera une taxe plus forte. Jean-Jacques BOURDIN Faut-il aller jusqu'à bloquer temporairement les loyers ? Jean-Louis BIANCO C'est une vraie question, Ségolène ROYAL ne l'a pas annoncé à ce stade, ça a été proposé d'ailleurs par un certain nombre de syndicats dans la discussion avec le Premier ministre, Dominique de VILLEPIN. Le blocage des loyers n'est pas une mesure absurde, dans la mesure où le problème qu'ont les gens, c'est que les loyers sont trop élevés. En même temps, une fois qu'on a dit qu'on bloquait les loyers, après il faut bien en sortir. Donc, je pense que ça peut peut-être s'envisager là où les loyers sont les plus élevés, où c'est vraiment insupportable, où il y a une poussée très forte. Ça peut surtout s'envisager si on améliore l'aide au loger, là encore il y a des gens qui dépensent 40 % de leur revenu pour se loger. Mais il faut faire attention parce que si on les bloque, et si on les bloque trop longtemps, après on n'a plus les moyens de les entretenir ces appartements. Donc mesure à discuter, il n'y a pas de raison de dire " non " par principe, il n'y a pas de tabou mais il faut en mesurer toute la portée. Jean-Jacques BOURDIN Philippe DUFREIGNE, que disent nos auditeurs ? Philippe DUFREIGNE Vous parliez d'assistanat tout à l'heure, justement c'est un mot qui revient beaucoup sur le chat. J'ai Victor qui dit : à la vue de ces premières annonces, est-ce que Ségolène ROYAL va encore nous mettre en place une politique d'assistanat à la française ? Jean-Louis BIANCO C'est tout le contraire, elle a parlé de réconcilier les Français avec leur entreprise, elle a parlé de prendre des risques, elle a parlé de l'agilité des entreprises. Je crois que… Jean-Jacques BOURDIN Mais comment faire, ce sont des mots Jean-Louis BIANCO, très bien ça, on est tous d'accord là-dessus, mais concrètement il va falloir… Jean-Louis BIANCO Concrètement si vous avez, comme c'est le cas d'ailleurs dans les pays d'Europe du Nord, des gens qui lorsqu'ils quittent leur emploi, lorsqu'ils sont au chômage, ont la garantie d'un minimum de droits, ont un système de formation continue qui leur permet de retrouver un travail, alors ils seront prêts à bouger. C'est ça, c'est la combinaison de la souplesse, nécessaire pour la compétition, et de la sécurité qui permet aux salariés de s'engager dans cette adaptation. Jean-Jacques BOURDIN Qu'est-ce que vous avez d'autre Philippe ? Philippe DUFREIGNE Ecoutez, la discussion se poursuit… Jean-Jacques BOURDIN D'accord, Amin, David et Stephan sont là, on les prend dans deux minutes parce qu'il y a un peu de pub à faire. A tout de suite Jean-Louis BIANCO. (…) Jean-Jacques BOURDIN Jean-Louis BIANCO est avec nous, l'un des directeurs de la campagne de Ségolène ROYAL qui part en Chine dans la journée… Jean-Louis BIANCO Cet après-midi. Jean-Jacques BOURDIN Cet après-midi. Je me souviens, janvier 2004, le président Hu JINTAO était venu à l'Assemblée nationale en France, et Ségolène ROYAL avait boycotté la séance. Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? Jean-Louis BIANCO Pas seulement Ségolène ROYAL, la grande majorité du groupe socialiste. Ce qui a changé aujourd'hui, c'est qu'on a un discours du côté des dirigeants chinois qui évolue. Je ne dis pas que tout est parfait, mais on voit par exemple une volonté sur la peine de mort, ça commence à bouger sur la peine de mort. On espère aussi qu'il y a une ouverture possible sur le Tibet, puisqu'au fond ce que demande le Dalaï Lama, ce n'est pas l'indépendance du Tibet mais c'est des discussions directes sur l'autonomie. On voit qu'il y a une évolution aussi sur les droits sociaux, les droits environnementaux. Donc la position de Ségolène ROYAL, elle est de ne pas être arrogante, de ne pas être agressive, de dire ce qu'elle a à dire, mais le dire par un dialogue direct et bien entendu réfléchi. Jean-Jacques BOURDIN Elle va rencontrer les plus hautes autorités chinoises ? Jean-Louis BIANCO Les plus hautes autorités chinoises, alors on reste dans le flou parce que les Chinois… Jean-Jacques BOURDIN Pourquoi ? Jean-Louis BIANCO C'est la tradition chez eux, c'est eux qui le diront quand ils le voudront, donc… Jean-Jacques BOURDIN D'accord, on ne peut rien dire… Jean-Louis BIANCO On verra une fois qu'elle sera… Jean-Jacques BOURDIN Est-ce qu'elle rencontrera des dissidents chinois ? Jean-Louis BIANCO Alors, elle a rencontré à Paris le prix Nobel, qui est à la fois un très grand écrivain (et d'une certaine manière) un dissident, et par ailleurs elle emmène avec elle un avocat spécialisé au droit de l'homme qui rencontrera les avocats des prisonniers politiques. Jean-Jacques BOURDIN L'environnement, important en Chine… Jean-Louis BIANCO Très important, la Chine est un pays qui produit beaucoup de gaz carbonique, tout en produisant beaucoup moins par habitant que nous en Europe ou les Etats Unis. Ce qui est nouveau, c'est qu'ils ont compris que c'est un très grave problème, qu'ils ont un ministre de l'Environnement qu'elle rencontrera, qui est quelqu'un de jeune et de dynamique et qui se préoccupe de la voiture propre. Ils ont un centre de recherche à Shanghai, et l'une des idées de Ségolène ROYAL est d'explorer : pourquoi, on ne pourrait pas faire des coopérations pour faire ensemble… les firmes européennes, les firmes françaises et les Chinois, la voiture du futur. Jean-Jacques BOURDIN Nous avons Stephan avec nous, bonjour Stephan. Stephan Oui, bonjour. Jean-Jacques BOURDIN Vous êtes dans les Pyrénées Atlantiques, 35 ans, prothésiste dentaire. Jean-Louis BIANCO est avec vous Stephan. Stephan Bonjour. En fait, j'aurai voulu vous poser une petite question, je vous entendais parler tout à l'heure de l'impôt sur les sociétés, comme quoi vous trouviez que c'était une mauvaise… Jean-Jacques BOURDIN Une mauvaise idée la baisse. Stephan Voilà, j'aurai voulu vous demander à vous, est-ce que vous pensez que pour les entreprises françaises, les 35 heures mises en place par la gauche au pouvoir ont été bénéfiques et sont bénéfiques pour les entreprises françaises ? Jean-Louis BIANCO Alors je vais peut-être vous surprendre, surprendre l'électeur, ma réponse est clairement oui. Pourquoi ? Parce que les 35 heures ont permis d'échanger de la souplesse, parfois même d'ailleurs des augmentations insuffisantes (il faut bien le dire) du pouvoir d'achat contre les 35 heures. Autrement dit, là où ça c'est bien passé (et ça ne s'est pas bien passé partout) ça a permis d'utiliser plus les machines, d'avoir des horaires qui permettaient par plusieurs équipes de rentabiliser le capital. Et en même temps les négociations, car il y a eu des négociations au niveau des entreprises, au niveau des branches, les syndicats, les salariés ont accepté une modération salariale, et parfois plus de souplesse dans les horaires en échange du passage aux 35 heures.. Jean-Jacques BOURDIN Oui, mais ça c'est vrai dans les grandes entreprises… Stephan Exactement. Jean-Jacques BOURDIN Et dans les petites, c'est ce que vous alliez dire Stephan, je le sentais… Jean-Louis BIANCO C'est vrai… Stephan Est-ce que vous pensez dans vos mesures à venir, à penser un jour à la majorité, la grande majorité de PME, notamment je pense à l'artisanat puisque c'est mon cas, qu'il est (comme vous le savez) la première entreprise de France, bizarrement nous, on n'en parle jamais, et bizarrement les mesures qui sont prescrites tout le temps s'adressent tout le temps aux grands patrons, aux grandes multinationales. Mais est-ce que nous un jour, vous pensez qu'on fait partie de la France et du bateau France… Jean-Jacques BOURDIN Stephan, Jean-Louis BIANCO vous répond, parce que j'ai beaucoup… Jean-Louis BIANCO Evidemment, et vous avez raison de rappeler ce beau slogan, mais qui est une réalité, l'artisanat, première entreprise de France, j'allais y venir tout à l'heure, mais vous me permettez d'y répondre. Bien entendu, ça a posé des problèmes dans beaucoup de petites entreprises, pas dans toutes mais dans beaucoup. Et c'est pourquoi il faudra en rediscuter, et là-dessus Ségolène ROYAL a été la première à le dire, ça a posé parfois des problèmes de pouvoir d'achat et ça pose des problèmes aux petites entreprises. Donc, il faudra qu'on voit avec les entreprises et bien entendu aussi avec les syndicats, comment on peut faire non pas sur les 35 heures comme un objectif en soi, mais sur les aménagements et la souplesse du temps de travail… Jean-Jacques BOURDIN Régression sociale parfois les 35 heures ? Jean-Louis BIANCO Oui, c'est régression sociale dans la mesure où les gens finalement, avec moins d'heures supplémentaires, ont eu moins d'argent qu'ils n'avaient avant. Mais globalement, c'est quand même un acquis. Jean-Jacques BOURDIN Merci Stephan. David, bonjour. David Bonjour. Jean-Louis BIANCO Bonjour. Jean-Jacques BOURDIN Chef d'entreprise dans les Hauts-de-Seine. Jean-Louis BIANCO est avec vous David. David Monsieur BIANCO, vous posiez une question : qu'est-ce qu'il faut faire pour nos enfants si on était aux responsabilités ? La première chose c'est l'écologie, l'animateur de radio le disait tout à l'heure, on sort dans la rue, il fait 12 degrés en janvier, c'est dramatique. Et il faut arrêter de s'appuyer sur des Nicolas HULOT, sur autre chose, on n'a pas l'impression aujourd'hui que la France soit moteur, sauf quand des gens viennent polémiquer à propos de ça ou quand Don Quichotte parle des gens dans la rue, là tout à coup les grandes forces politiques se réveillent. Et la deuxième chose… Jean-Jacques BOURDIN Attendez David, Jean-Louis BIANCO va vous répondre, je vous reprends derrière. Jean-Louis BIANCO Vous avez raison, le changement climatique (on le voit et on le sait) va être un problème absolument majeur, dramatique, je crois qu'on peut employer le mot. Il faut donc… Ségolène ROYAL a employé une formule il y a quelques temps, quelques mois que lui a dit un Suédois. Le Suédois a dit : " on va être obligé de changer nos modes de vie, on va être obligé de le faire dans 10 ans ou dans 20 ans, donc commençons maintenant ". Ça veut dire quoi ? Ça veut dire faire des économies d'énergie partout, ça veut dire développer les énergies renouvelables, ça veut dire avoir des logements conçus différemment. Et nous avons dans le projet socialiste l'engagement de mettre ce qu'on appelle " les normes de haute qualité environnementale tous les logements ", ça veut dire des économies d'énergie qui peuvent aller jusqu'à 30 %, un grand plan pour les énergies renouvelables qu'elle veut développer au niveau européen, des transports propres (on en parlait tout à l'heure). Donc, je vous assure qu'elle prend ce problème à bras-le-corps… Jean-Jacques BOURDIN Mais il va falloir… Jean-Louis BIANCO Et c'est une priorité absolue… Jean-Jacques BOURDIN Il va falloir être encore plus concret que ça Jean-Louis BIANCO… Jean-Louis BIANCO C'est très concret, quand je vous parle des voitures, quand je vous parle des logements, quand je vous parle… Jean-Jacques BOURDIN …Les voitures, ça veut dire est-ce qu'on permet à tous les Français de circuler avec de l'huile végétale par exemple dans les réservoirs, ça veut dire… Jean-Louis BIANCO On doit développer tous les biocarburants, et il y a des possibilités qui commencent à venir, il faut aller beaucoup plus vite parce que le changement climatique, lui, n'attend pas. David Alors ma deuxième intervention était… moi je suis effrayé par le programme socialiste qui ne donne pas goût aux gens au travail, vous ne parlez… Monsieur l'animateur de la radio l'a bien dit, vous ne parlez de choses concrètes que de dépenser de l'argent des Français sur le chômage, sur l'aide au retour à l'emploi, sur le logement. Vous n'avez aucune indication concrète sur comment… Jean-Jacques BOURDIN Comment dynamiser l'entreprise… David Et moi monsieur, je suis chef d'entreprise et j'en ai marre quand je gagne 100.000 € dans mon entreprise, qu'il ne m'en reste que 20.000 dans ma poche. Je suis effrayé par rapport à ça, et ce n'est pas comme ça qu'on donnera goût aux jeunes de travailler… Jean-Jacques BOURDIN Jean-Louis BIANCO, répondez à David. Jean-Louis BIANCO Je l'ai dit tout à l'heure, mais vous me permettez de le redire… David Non, vous n'avez rien dit… Jean-Jacques BOURDIN Attendez, attendez… Jean-Louis BIANCO Si vous ne me laissez pas parler, je ne peux pas vous répondre, il faut qu'on ait un dialogue Monsieur quand même. Jean-Jacques BOURDIN Allez-y, allez-y. Jean-Louis BIANCO On a parlé, je l'ai dit tout à l'heure, de réconcilier les Français avec l'entreprise, ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire qu'il faut avoir des mesures spécifiques pour les petites entreprises, ça veut dire qu'il faut faciliter la création d'entreprise, ça veut dire qu'il faut aussi donner la possibilité aux entreprises d'avoir plus facilement accès au financement. Il y a un énorme problème pour les petites et moyennes entreprises, c'est la difficulté d'avoir accès au financement. Tout ça, ce sont des mesures de dynamisation de l'économie française… David Mais c'est des mots Monsieur, concrètement qu'est-ce que vous faites ? Jean-Jacques BOURDIN Non mais attendez… David C'est des mots encore une fois, des mots. Concrètement, donnez quelque chose de concret, concret. Jean-Louis BIANCO Concret… David Vous diminuez quoi ? Vous imposez comment les entreprises, qu'est-ce que vous proposez pour dynamiser l'emploi concrètement ? Vous n'y arrivez pas, vous n'y arrivez pas… Jean-Jacques BOURDIN David… Jean-Louis BIANCO Je viens de vous le dire Monsieur, concrètement, des entreprises, des petites entreprises ne doivent pas être taxées forcément comme les grandes. Des entreprises qui réinvestissent ne doivent pas être taxées comme celles qui donnent des profits aux actionnaires… David Alors des chiffres Monsieur… Jean-Jacques BOURDIN David… Jean-Louis BIANCO Je vous renvoie au projet socialiste, vous avez dedans des chiffres, lisez-le. Jean-Jacques BOURDIN David, de toute façon on demandera des précisions tout au long de la campagne évidemment… Jean-Louis BIANCO Vous en aurez, vous en aurez. Jean-Jacques BOURDIN A la candidate Ségolène ROYAL. Amin, étudiant en droit, militant socialiste, 19 ans dans le Vaucluse, bonjour Amin. Amin Bonjour, bonjour Jean-Louis BIANCO, bonjour Jean-Jacques BOURDIN. Je vais vous poser une question, mais si vous permettez, je viens d'entendre un chef d'entreprise qui est effrayé par le projet socialiste, moi je dois vous dire que je vois tout autour de moi (et j'habite dans la banlieue avignonnaise) des gens qui ont été effrayés par le CPE, effrayés par la réforme des retraites, effrayés par la suppression de la police de proximité, effrayés par la suppression des subventions aux associations qui militaient dans les quartiers, ces gens qui sont effrayés, ils sont effrayés exactement par le politique du gouvernement depuis 4 ans, depuis 5 ans maintenant…. Jean-Jacques BOURDIN Amin. Amin …Et pas par le projet socialiste, et je tenais à le dire quand même… Jean-Jacques BOURDIN Bien, vous l'avez dit, ici tout le monde dit tout… Amin Je voulais poser une question à Jean-Louis BIANCO, sur la question de la démocratie participative, parce qu'effectivement Ségolène ROYAL a opté pour cette démarche, et moi je trouve qu'un responsable qui prône la concertation avec les citoyens, c'est nouveau. Je voulais savoir comment est-ce qu'on pouvait allier la démocratie participative avec un système politique actuel qui élimine complètement la concertation avec les citoyens… Jean-Jacques BOURDIN Avec la Constitution de la 5ème République. Jean-Louis BIANCO Vous avez raison, je crois qu'une des priorités aussi (et on l'a dit dans le projet socialiste, mais vous le connaissez bien puisque vous êtes militant socialiste) c'est de changer les institutions. Pas pour le plaisir de faire du bricolage institutionnel, mais pour donner plus de pouvoirs au Parlement pour inscrire sous une forme ou sous une autre (et nous l'avions proposé et Ségolène ROYAL l'avait proposé, mais ça a été évidemment rejeté par la droite) ce principe qu'avant de décider, on écoute, on débat sous forme de conférence de consensus, sous forme de jury citoyen, de façon à ce que les gens puissent s'exprimer, les gens puissent se saisir de la politique. Et tout le projet de Ségolène ROYAL, dans cette campagne, est de construire par les débats participatifs dans les comités Désirs d'Avenir, dans les sections, dans les fédérations, de faire remonter des idées et des propositions. Et aussi dernier point, la politique doit rendre des comptes, on doit dire ce qu'on fait et on doit être jugé sur ses résultats, on ne doit pas être dans des positions incantatoires, c'est ce que Ségolène ROYAL fait dans sa région Poitou-Charentes. Jean-Jacques BOURDIN Merci Amin. A propos… notre manifeste parle d'institutions, justement de réforme des institutions cette semaine. Jean-Louis BIANCO, est-ce qu'on doit permettre au Parlement de destituer le président de la République pour des faits particulièrement graves ? Jean-Louis BIANCO C'est quelque chose qui peut s'envisager, je crois qu'on ne doit pas avoir… il y a des réformes en cours dont on peut discuter la portée réelle, cette espèce d'impunité d'un président de la République. Alors bien entendu, il faut préserver la fonction, mais en même temps il ne faut pas que les Français aient le sentiment que, parce qu'on est président de la République, on est au-dessus des lois… Jean-Jacques BOURDIN Alors oui ou non, permettre au Parlement de destituer le président de la République pour des faits particulièrement graves ? Jean-Louis BIANCO Oui. Jean-Jacques BOURDIN Et puis interdire aux juges de mettre en cause le président de la République ? Jean-Louis BIANCO Non, parce que si les juges… les juges font leur travail, les juges appliquent la loi, s'ils mettent en cause telle ou telle personnalité, c'est qu'ils ont des raisons de le faire. Jean-Jacques BOURDIN Philippe DUFREIGNE, la réponse d'abord. Philippe DUFREIGNE Ce qui est revenu le plus souvent, on en a beaucoup parlé… la réponse à la question… Brouhaha Philippe DUFREIGNE Si vous étiez aux responsabilités, quelle mesure vous prendriez pour l'avenir de vos enfants ? J'ai David qui dit : avant de prendre vos nouvelles mesures, il faut qu'on arrête les mesures démagogiques qui endettent notre pays et que nos enfants vont devoir payer toute leur vie. Chat nous dit : pour l'avenir de nos enfants, il faut révolutionner la société et appliquer le pacte de Nicolas HULOT (on en parlait tout à l'heure) sinon, nos enfants seront l'une des dernières générations de l'humanité car on va dans le mur. Patrick nous dit : pour mes enfants, je voudrais pouvoir leur laisser un héritage sans droit de succession, puisque ce que je leur laisserai aura déjà été taxé et surtaxé. Jean-Jacques BOURDIN Et que disaient les auditeurs encore ? Philippe DUFREIGNE Ce qui revenait surtout, c'était l'idée où trouver l'argent pour financer les mesures que vous annoncez. Jean-Jacques BOURDIN Jean-Louis BIANCO ? Jean-Louis BIANCO Dans la croissance, dans une croissance écologique. Je parlais tout à l'heure des maisons à haute qualité environnementale, de refaire les appartements, de développer des technologies nouvelles. Vous savez que c'est au moins 100.000 emplois par an, 100.000 emplois par an c'est de la croissance. Investir dans l'innovation et la recherche, c'est de la croissance, avoir des travailleurs mieux formés, mieux qualifiés, c'est de la croissance. Et c'est cette croissance, et non pas une régression sociale, qui nous permettra d'avancer. Jean-Jacques BOURDIN Merci Jean-Louis BIANCO d'être venu nous voir. FIN |
2007 |