Côté Parti Socialiste - Dépêche AFP du 15 février 2007

Bianco : Ségolène Royal "s'exprime quand elle le veut, pas sur convocation"


PARIS, 15 fév 2007 (AFP) - Ségolène Royal "s'exprime quand elle le veut et pas sur convocation", a déclaré jeudi Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate socialiste, assurant que sa "priorité était maintenant de populariser ses propositions".
"Ségolène Royal s'exprime sur des sujets quand elle le veut et pas sur convocation, sommation ou proposition. On n'est pas constamment dans l'essai comparatif", a poursuivi M. Bianco, invité par l'association de la presse parlementaire à l'Assemblée nationale.
"Elle va d'abord continuer à expliquer ses propositions, sa cohérence, sa démarche, réunion après réunion, meeting après meeting parce que les gens sont très loin d'être au courant", a-t-il affirmé.
Interrogé sur l'absence de ses anciens challengers socialistes, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, dans l'état-major de campagne, M. Bianco a répondu : "Il faut trouver les formes pour les associer, je crois que petit à petit on est en train de les trouver".
Il a rendu hommage aux "lieutenants" des deux dirigeants socialistes citant notamment Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Marie Le Guen et Claude Bartolone" qu'il trouve "admirables". "Ce qu'ils font est parfait pour promouvoir la candidate et répondre aux attaques de la droite", a-t-il dit.
Interrogé sur une éventuelle ouverture vers le centre, il a estimé qu'il fallait d'abord "rassembler son propre camp avant de chercher à l'élargir". "Il faut faire une campagne de premier tour avant de chercher à faire une campagne de deuxième tour", a-t-il souligné.
M. Bianco a reconnu que "le total gauche est extrêmement faible selon les sondages au premier tour" et qu'il "faudra donc qu'il y ait une dynamique de campagne".
szb/sm/db/swi

 
 






Eric Besson a démissionné après un "accrochage" avec Hollande (Bianco)


PARIS, 15 fév 2007 (AFP) - Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de Ségolène Royal, a indiqué jeudi qu'Eric Besson avait démissionné de ses fonctions de secrétaire national à l'économie du PS après un "accrochage avec François Hollande".
"C'est un problème personnel qui n'est pas lié au chiffrage du projet" de la candidate socialiste à la présidentielle, a affirmé M. Bianco devant la presse.
"Il y a eu un désaccord avec François Hollande sur une question de méthode", a-t-il dit, sans préciser les points de désaccord entre le premier secrétaire du PS et Eric Besson.
Ce dernier avait invoqué des "raisons personnelles" pour expliquer sa démission mercredi.
"M. Besson était un membre important du secrétariat du PS en charge de l'économie. Il n'était pas directeur de campagne ni directeur adjoint de campagne. Il a dit lui-même que ce n'était pas lié au chiffrage. Il a annoncé le chiffre de 35 milliards d'euros nets, donc il n'a pas d'état d'âme sur le chiffrage" a assuré M. Bianco.
M. Besson "avait fait le chiffrage dans ses grandes lignes, et il ne bougera pas", a poursuivi le député des Alpes-de-Haute-Provence.
Interrogé sur d'éventuels effets négatifs de cette démission sur la campagne de Mme Royal, Jean-Louis Bianco a répondu : "Mais non, c'est une vision parisienne, microscopique" et "dont les "gens se fichent".
bbm/db/swi

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