Côté Parti Socialiste -


du 27 avril 2006

Les partis de gauche cherchent à s’organiser

 

Le premier des Forums réunissant une dizaine de partis de gauche en vue de l’élaboration d’un programme et d’une éventuelle candidature unique de la gauche à la présidentielle de l’an prochain – se déroule ce soir à Paris.

Jean-Louis Bianco
« Il faut d’abord valider ensemble une méthode de changement »

« C’est une réunion importante mais il ne faut pas trop en attendre », selon Jean-Louis Bianco, député PS et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence. « C’est une étape d’un processus qui a déjà commencé et qui sera encore long. Partout en France se déroulent ce genre de forums, organisés par les uns puis par les autres.
Il est important de montrer que les appareils politiques ne veulent pas écarter du débat les citoyens mais qu’au contraire ceux-ci doivent s’emparer du débat et peser sur les choix qui seront faits. « le spectre de l’échec de 2002 hante encore son esprit – comme il hante celui de tous les responsables de la gauche : « tout le monde est d’accord pour dire que la gauche plurielle n’a pas donné entière satisfaction. L’étape actuelle nous permet à tous de clarifier nos positions. Nous avons montré que nous savions être tous ensemble comme le CPE, mais ça ne suffit pas. Il faut nous montrer capable d’être tous ensemble « pour » un projet de société ».
Ce qui signifie que la gauche doit parvenir à annoncer ses projets. « Mais dire aussi ce qu’il ne sera possible de faire que dans un deuxième temps. Ensuite, au-delà du contenu, validons ensemble une méthode de changement : il faut partir des citoyens et redonner toute sa place à la démocratie sociale. « la question du périmètre de cette gauche appelée à gouverner – si l’électorat le veut – est aussi importante : « nous ne devrions pas faire de procès d’intention entre une gauche qui serait gestionnaire et une autre qui serait utopiste.
Je n’exclus personne mais je ne souhaite pas être exclu. Mettons nos idées sur la table, dégageons des priorités pour une alternative et pas seulement pour une alternance. Ensuite on pourra avec ceux qui le veulent envisager un accord politique de gouvernement et un accord électoral. Cette dernière étape est, bien sûr, la plus importante parce que si on ne gagne pas, le reste n’a plus de sens, mais elle ne peut intervenir qu’après les deux autres. »

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2006