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Après avoir manqué le rendez-vous de 2002 la Gauche a l’obligation de réussir celui de 2007. Non seulement parce que la Droite a profondément aggravé en 5 ans le malaise dans lequel se trouve notre Pays, mais parce que le projet qu’elle propose amplifie encore les menaces pour le système de solidarité mise en place depuis la Libération. Il crée une grave insécurité sociale. Aussi est-ce dès maintenant que nous devons veiller à réunir les conditions du succès. Quelles sont-elles ? Le débat qu’appelle le choix de notre candidat doit tout d’abord s’opérer sans perdre de vue l’objectif final. La désignation de notre candidat doit ainsi constituer la première étape d’une dynamique électorale qui nous conduira jusqu’au succès et non le paroxysme d’un débat interne dont la virulence nous affaiblirait tous. Le Parti socialiste doit donner le signal de la dynamique unitaire en son sein. Sinon comment la proposer le moment venu à toutes les autres composantes de la Gauche ? En un mot il ne s’agit pas de « disqualifier » tel ou tel candidat mais bien de qualifier dans tous les sens du terme celle ou celui que nous désignerons c’est ce que ne cesse de rappeler, et à raison, notre Premier Secrétaire. S’il est normal en ce sens d’accueillir avec discernement les indications que nous apportent aujourd’hui les enquêtes d’opinion, il est préférable pour le moral de toute la Gauche que celles-ci confirment nos chances de victoire plutôt que le contraire. Ensuite face à ces turbulences, nous devons
sérénité garder, et poser d’abord le débat
en termes politiques. Ce qui doit exclure, tout à priori, pour
ne retenir que la détermination de notre candidat ou notre candidate
à mobiliser le parti, rassembler la Gauche et pour cela répondre
aux grands défis que notre Pays doit affronter : Enfin notre réponse politique devra être à la hauteur de la crise profonde qui, de secousses électorales en mobilisations sociales, traverse notre République. Il s’agira d’abord de redonner confiance dans l’avenir de la France et dans l’action politique. Loin de la figure imposée du chef de l’Etat tutélaire, nous devons préconiser au contraire un « nouveau leadership » fondé sur la capacité à incarner un pouvoir plus proche, plus disponible, plus partagé, en un mot plus démocratique. C’est par rapport à ces enjeux qu’il faudra nous situer et c’est autour de ces questions que le débat doit maintenant se nouer entre les candidats pour lesquels nous avons un égal respect. Pour notre part nous ne croyons pas plus à la femme qu’à l’homme providentiel. C’est par référence à un projet que nous voulons nous déterminer. C’est pourquoi nous faisons le choix d’apporter notre soutien à la démarche politique de Ségolène Royal qui nous apparait aujourd’hui la plus apte à porter le projet de renouvellement, des équipes, des méthodes et des idées, dont notre Pays a besoin.
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2006 |