BEYROUTH (Reuters) […] Le
programme officiel de sa visite libanaise de Ségolène
Royal, jeudi et vendredi, pourrait être perturbé par
les manifestations monstres auxquelles appelle l'opposition pro-syrienne
pour réclamer la démission du gouvernement de Fouad
Siniora.
La présidente de Poitou-Charentes, dont c'est le premier
déplacement international depuis son investiture par le PS
dimanche, doit ensuite se rendre dans les territoires palestiniens
puis en Israël.
"Les risques politiques" d'une telle tournée
sont "évidents", a expliqué
son co-directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, aux journalistes
accompagnant la candidate dans l'avion qui l'emmenait vers Beyrouth.
"C'est un endroit où chaque geste, chaque
parole est mesurée, où chaque phrase est scrutée
à la loupe", a ajouté l'ancien
secrétaire général de l'Elysée.
"La politique arabe (de la France) peut être
discutée d'un point de vue technique et stratégique.
Ségolène Royal s'inscrit dans cette continuité
mais elle affirmera si elle est élue un style qui est différent,
un style qui est le sien", a-t-il insisté.
Ségolène Royal a donc affiché son intention,
tout au long des cinq jours, de parler à "tout
le monde" y compris le Hezbollah libanais, la
Syrie et l'Iran, à qui elle conteste cependant le droit d'accéder
au nucléaire civil.
"DÉSIR D'ÉCOUTE ET D'OUVERTURE"
"La diplomatie, ce n'est pas un tribunal",
a fait valoir Jean-Louis Bianco, précisant toutefois qu'une
visite de la candidate en Syrie avant l'élection présidentielle
de mai prochain l'"étonnerai(t) beaucoup". […]
REUTERS | 30.11.06 | 16:16
par Jean-Baptiste Vey