PubLiCatiON - Dépêche - REUTERS (extrait) - 30 novembre 2006


BEYROUTH (Reuters) […] Le programme officiel de sa visite libanaise de Ségolène Royal, jeudi et vendredi, pourrait être perturbé par les manifestations monstres auxquelles appelle l'opposition pro-syrienne pour réclamer la démission du gouvernement de Fouad Siniora.

La présidente de Poitou-Charentes, dont c'est le premier déplacement international depuis son investiture par le PS dimanche, doit ensuite se rendre dans les territoires palestiniens puis en Israël.

"Les risques politiques"
d'une telle tournée sont "évidents", a expliqué son co-directeur de campagne, Jean-Louis Bianco, aux journalistes accompagnant la candidate dans l'avion qui l'emmenait vers Beyrouth.
"C'est un endroit où chaque geste, chaque parole est mesurée, où chaque phrase est scrutée à la loupe", a ajouté l'ancien secrétaire général de l'Elysée.

"La politique arabe (de la France) peut être discutée d'un point de vue technique et stratégique. Ségolène Royal s'inscrit dans cette continuité mais elle affirmera si elle est élue un style qui est différent, un style qui est le sien", a-t-il insisté.
Ségolène Royal a donc affiché son intention, tout au long des cinq jours, de parler à "tout le monde" y compris le Hezbollah libanais, la Syrie et l'Iran, à qui elle conteste cependant le droit d'accéder au nucléaire civil.

"DÉSIR D'ÉCOUTE ET D'OUVERTURE"
"La diplomatie, ce n'est pas un tribunal", a fait valoir Jean-Louis Bianco, précisant toutefois qu'une visite de la candidate en Syrie avant l'élection présidentielle de mai prochain l'"étonnerai(t) beaucoup". […]

REUTERS | 30.11.06 | 16:16
par Jean-Baptiste Vey


 
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